Transcription de ma vidéo sur YouTube : https://youtu.be/9CJb8cTG77I
Je vous conseille de regarder la vidéo car, sans les images, le texte perd de son intérêt.Nous avons la chance de vivre dans un système où des gens de plus en plus intelligents votent pour des dirigeants de plus en plus efficaces qui bâtissent un monde meilleur et apaisé dans lequel nos enfants pourront s’épanouir et repousser encore plus loin les limites du progrès. On appelle ça la démocratie.
Cela n’a pas toujours été le cas. Les dinosaures, par exemple, n’étaient pas démocrates et ils sont morts. Je vous laisse en tirer les conclusions. En fait, les lois mêmes de la nature sont antidémocratiques, c’est pourquoi un bon démocrate doit refuser la gravité tant qu’elle n’a pas été votée, au moins à la majorité relative.
Cela n’a pas toujours été le cas. Les dinosaures, par exemple, n’étaient pas démocrates et ils sont morts. Je vous laisse en tirer les conclusions. En fait, les lois mêmes de la nature sont antidémocratiques, c’est pourquoi un bon démocrate doit refuser la gravité tant qu’elle n’a pas été votée, au moins à la majorité relative.
Les hommes préhistoriques non plus n’étaient pas démocrates et il a fallu attendre les Grecs pour que l’idée émerge. Mais les Grecs ayant encore des dieux, par nature antidémocratiques, n’ayant pas encore inventé l’idéologie du progrès (même si certains auraient pu postuler dans le périscolaire à Paris), ils se faisaient de la démocratie une tout autre idée.
Il faut bien comprendre que la démocratie n’est rien d’autre qu’un système de gestion administrative, lequel ne peut fonctionner qu’en période d’opulence. En cas de crise, comme une guerre ou une épidémie, elle est trop lourde et trop lente et immédiatement mise en suspens, comme on a pu le constater avec les autoattestations pour sortir aller faire pisser le chien et le masque obligatoire, selon qu’on soit debout ou assis, en fonction de l’heure et de l’alignement des planètes. Cette lourdeur augmente proportionnellement à la taille du groupe concerné. À partir de là (avant internet en tout cas) il n’y avait que deux options : limiter le nombre de décisionnaires par le haut, en passant à l’oxymore de la démocratie dite « représentative », hautement corruptible, ou limiter le nombre de décisionnaires par le bas, en étant très restrictif sur ce qu’englobe la notion de « dèmos », c’est-à-dire « le peuple », lui hautement influençable.
La démocratie athénienne bénéficiant, par ailleurs, d’une population moindre, homogène, ayant les mêmes valeurs, avait choisi la seconde option. Elle excluait la majorité inculte (c’est-à-dire les esclaves), les femmes, les jeunes n’ayant pas accompli l’équivalent du service militaire, les criminels, (sauf exception rarissimes) les étrangers résidents, appelés métèques, et bien sûr, les étrangers tout court. Ce faisant, elle excluait respectivement : la démagogie, la sensiblerie, l’inexpérience, la corruption, la diversité et les influences étrangères. En outre, elle avait largement recours au tirage au sort parmi ceux qui restaient, ce qui évitait le népotisme, et quand vote il y avait, il se faisait à main levée, les gens devant assumer leurs décisions. La chose évitait toute lâcheté mesquine et autres magouilles sans lesquelles les élections municipales ne seraient pas ce qu’elles sont, tant de bassesse pour des enjeux souvent ridicules, rappelant salutairement aux oublieux, le côté sombre inhérent à la nature humaine. Bref, en gros, c’était l’opposé de ce que nous avons.
Au début, cela a plutôt bien fonctionné, mais même dans ces conditions optimales, le temps de réaction et la lourdeur inhérents aux démocraties faisaient que la défaite face à Sparte n’était qu’une question de temps. Par ailleurs, une démocratie fonctionnelle dépend de la qualité de son peuple, l’opulence et la protection administrative produisant des gens faibles, coupés de la réalité. Il suffit alors de quelques idéalistes pour pervertir tout le système, au détriment des moins nantis, et au bénéfice de quelques profiteurs qui, à leur tour, subventionnent les idéalistes dans une spirale infernale.
On comprend mieux pourquoi, autant Platon qu’Aristote n’aimaient pas la démocratie, à laquelle ils reprochaient, entre autres, la condamnation à la ciguë de Socrate par un peuple dont ils avaient une vision peu flatteuse et qu’ils jugeaient trop sensible aux démagogues. Le premier la définissait comme : « la dictature de l’ignorance », tandis que le second craignait la tyrannie de la majorité sur la minorité. Les deux n’étaient visiblement pas assez pervers pour anticiper que cela allait devenir, au contraire, la dictature non pas « de », mais « par » l’ignorance, et la tyrannie de la minorité (voire des minorités - si on ne veut pas être taxé d’antisémitisme) sur la majorité.
Comme évoqué précédemment, dans le mot « démocratie », « dèmos » c’est le peuple. Il ne peut donc y avoir de démocratie fonctionnelle tant qu’on n’a pas défini « le peuple » en question, à un instant T, ethniquement, culturellement et historiquement. C’est exactement ce qu’avait fait de Gaulle avec sa célèbre citation : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen, de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Bien malin qui, aujourd’hui, pourrait donner une définition du peuple français. Il est bien évident qu’un peuple évolue en permanence, et l’évolution, en soi, n’est pas forcément mauvaise par principe, mais pour rester un peuple, il doit le faire de manière cohérente, en préservant un minimum d’homogénéité. Il faut une continuité, pas une rupture.
Bref, si au lieu d’un peuple, quel qu’il soit, il y a des gens (terme cher à Mélenchon) la démocratie n’est plus possible.
En outre, dans l’antiquité, la notion tribale de collectif et l’omniprésence du sacré remettant modestement l’individu à sa place étaient inhérentes à toute société, d’autant que le monde était violent et que la cohérence du groupe était le seul rempart à un sort funeste. En quelques décennies, depuis 1945, même si le ver était déjà dans le fruit depuis la révolution et même avant, avec l’universalisme chrétien qui, contrairement à l’oumma musulmane ou au tribalisme juif, ne préserve pas un être collectif, l’individualisme a explosé, nourri par l’addiction aux petits plaisirs immédiats poussée par le consumérisme, et a complètement détruit, en occident, tout sens dudit collectif. Faute de ce mécanisme de défense, la voie était ouverte à l’invasion par des nuées de parasites qui, comme leurs équivalents invertébrés, infectent en priorité les animaux en mauvaise santé et sont donc moins la cause des problèmes que leur conséquence.
Si l’on en croit le très fourbe Churchill : « La démocratie est le pire système de gouvernement, à l'exception de tous les autres ». C’est logiquement faux si l’on considère tous les paramètres nécessaires pour qu’une démocratie fonctionne, alors que pour une monarchie absolue ou un pouvoir autoritaire, il suffit que la personne en charge soit compétente et bien intentionnée. C’est tout ! Même Hitler, avant que tout ne parte en sucette, était admiré dans le monde entier pour son redressement spectaculaire d’une Allemagne exsangue et ce n’est pas forcément un hasard si, dans un monde qui change à toute vitesse, les pays à poigne arrivent à suivre le tempo alors que nos pseudo-démocraties s’enfoncent dans le tiers-monde.
Bien évidemment, pas plus que la démocratie, même s’il les gérera mieux, un pouvoir autoritaire ne pourra éviter les invasions de sauterelles, les tremblements de terre ou empêcher un tiers de lui déclarer la guerre. Toutefois, contrairement aux démocraties qui, elles, pourrissent lentement faute de tête à couper, si le leader n’a pas les qualités requises, il implosera à moyen terme. Et lorsqu'on tombe sur un bon leader, n’ayant pas à se soucier d’échéances électorales, il réfléchira en termes de décennies et fera tout ce qu’il pourra pour assurer la survie sur la durée de son peuple (mot qui pour lui aura un sens) et tant que cela ne contrevient pas à cet objectif, pour assurer le bien-être, à court terme, de la population. Mais bon, pas d’inquiétude, nous avons suffisamment de castors-garous pour éviter que la dictature inefficace actuelle, qui ne dit pas son nom, soit remplacée par une dictature efficace à visage découvert.
Par ailleurs, même si cela advenait, ce ne pourrait être que provisoire, car ce système a lui aussi une date de péremption inscrite dans ses gènes. En effet, tant la monarchie absolue que la dictature, dont l’efficacité repose sur les qualités d’un homme à un instant donné, sont inévitablement rongées, à terme, par le népotisme et l’esprit de caste, de sorte que chaque succession est une loterie. Le pouvoir autoritaire peut, bien sûr, s’appuyer sur certains piliers comme la religion pour augmenter sa résilience et surtout pour asseoir sa légitimité, mais ces piliers eux-mêmes ne sont pas éternels.
Et tant qu’on parle de légitimité, faisons un petit calcul. Si on prend le cas d’une présidentielle, sur une population de 100, 73 sont en âge de voter, sur ces 73, 70 sont inscrits sur les listes électorales, sur ces 70 seuls 49 participent, sur ces 49, seuls 45 sont pris en compte (une fois retirés les blancs et les nuls). Si un président gagne au second tour avec un score de 55% de ces 45 personnes, cela correspond à 24 votes et, sur ces 24 votes, 15 sont des votes par défaut, car seulement 9 personnes ont voté pour lui au premier tour (en admettant qu’il ait fait 20%). Soit donc, dans le meilleur des cas, 9 % de la population totale et 12% de celle en âge de voter. Où est la légitimité dans cette escroquerie ?
C’est encore pire si l’on considère que ne peuvent se présenter que des candidats adoubés par les institutions et qui donc proposent tous des variantes de la même chose. Il n’y a donc même pas de véritable choix.
Si on prend le cas de la France qui se prétend « démocratie » : qui y défend le « dèmos » sur l’échiquier politique ?
Le marais central, du PS aux LR, est pro-Union européenne, donc, par définition, anti-France ; l’extrême gauche n’a gardé du communisme que la notion « d’internationale », ce qui la rend, elle aussi, anti-France, mais comme pour des raisons bassement électorales, elle surfe sur le racisme anti-blanc, elle est aussi en plus anti-Français ; les souverainistes mettent la charrue avant les bœufs sans préciser à qui, au juste, ils veulent rendre la souveraineté, erreur fatale qu’ont commise les Anglais avec le Brexit; la droite dite nationale, c’est à dire le RN, n’ayant plus le droit de défendre les Français, a choisi, pour se dédiaboliser, de défendre les juifs à la place, juifs dont une des conditions à l’existence sereine est la destruction de tout sentiment identitaire, car ayant leur propre identité, ils vivent dans la hantise d’être exclus, donc le RN aussi, indirectement, est devenu anti-français ; quant à l’extrême droite, style Reconquête, c’est carrément devenu une annexe communautaire du Likoud dont les intérêts ne sont pas toujours alignés sur ceux de la France. Et comme tout parti vraiment identitaire, c’est-à-dire recherchant non pas un retour en arrière, mais une cohésion à un instant T, fondée sur la société actuelle, en excluant tout ce qui empêche cette cohésion, est interdit (le système électoral poussant, lui, au contraire, à l’agglomération de vaches et de cochons à base de colle tiède) il n’y a aucun espoir par les urnes.
Face non pas à la dictature, mais à la tyrannie technocratique qui se profile, tout espoir n’est cependant pas perdu, car conséquence de l’avènement d’internet, une véritable démocratie directe en temps réel, extrêmement réactive et sans plus avoir besoin de politiciens et autres intermédiaires, serait possible. J’en parle depuis dix ans, mais tout le monde semble sourd. Le problème est que si on laisse encore la qualité du substrat populaire se détériorer, et ce, au point qu’il ne soit plus capable de s’autogérer, il sera trop tard et on aura loupé la dernière chance de pouvoir expérimenter, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, et à nos risques et périls, une véritable démocratie.
Parvenus à ce stade, sauf à ce qu’elle meure faute d’électricité en raison des conflits en cours, l’IA (une fois qu’elle aura échappé aux tentatives désuètes de la faire raisonner illogiquement) sera la conclusion qui s'imposera, pour le meilleur ou pour le pire.

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