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lundi 9 avril 2012

Réveillez-vous amis bobos



Cela fait déjà quelques temps que je reste perplexe devant ces commentaires, sur les forums ou sur les sites des journaux, qui régurgitent bêtement leur leçon médiatique selon laquelle le programme économique de Marine Le Pen ne tiendrait pas la route. Pire, on trouve encore des gens pour voir en Hollande un chevalier Blanc, en Sarkozy Rambo et en Mélenchon Robin des Bois.

Après avoir vainement cherché une réponse du côté de la raison, j’ai enfin compris.
Personne n’aime être confronté à sa propre naïveté et, disons-le franchement, à sa propre bêtise. Certains préfèreront nier la réalité plutôt que d’admettre qu’ils se sont trompés et qu’ils ont été manipulés.

Admettre que Marine Le Pen a raison, tant sur la nécessité d’une nation puissante recentrée autour d’une identité Française, que sur le caractère néfaste de l’Europe oligarchique et de l’Euro ou que sur la trahison d’élites corrompues participant d’un système économique, politique et médiatique à la solde de puissances financières, leur renvoie une image d’eux-mêmes qui leur est insupportable.

Comment quelqu’un de ce parti, contre lequel ils ont voté comme un seul homme en 2002, une pince à linge sur le nez, dans un remake ridicule de « la marche de l’Empereur », pourrait-il avoir raison ?

Plusieurs décades de bourrage de crâne, de lobotomie médiatique, de déstructuration d’une école qui ne joue plus son rôle ont créé une image fausse et simpliste, voire carrément inversée des forces en présence.

D’un côté ceux (les gentils) présentés comme les défenseurs d’une démocratie (qui n’en est en réalité pas une) sensée nous conduire vers une utopie ou tous les hommes finiront par se donner la main dans un monde unifié et prospère (de consommateurs esclaves lobotomisés) et de l’autre, ceux (les méchants) qui éclairés par 2000 ans d’étripages continus sont moins convaincus de notre propension à jouer les bisounours et pensent qu’une nation forte est le meilleur rempart contre la marchandisation de l’individu et la domination du Monde par une « Elite » financière soit machiavélique, soit folle, à moins que ce ne soit les deux à la fois.

On finit par croire aux « méchants » désignés par le système lequel nous serine qu’Etat fort = dictature,  car certaines choses sont trop difficiles à admettre même quand elles nous sautent aux yeux. Un peu comme si on vous annonçait preuve à l’appui, d’un seul coup, que votre père est un violeur d’enfant et votre mère une dame de petite vertu. Le réflexe est souvent de tirer sur le messager.

Alors on préfère croire que la crise est finie, qu’on va s’en sortir en laissant nos frontières ouvertes à l’intention de ces 7 milliards d’individus qui ne sont pas encore venus toucher leurs allocations familiales et leur APL et qui sont « une chance pour la France », que Marie-Madeleine Sarkozy, après avoir péché pendant toutes ces années, est enfin prête à troquer sa Rolex contre une auréole étincelante, que François Hollande va être plus efficace pour lutter contre la finance internationale, à laquelle il est allé faire serment d’allégeance à Londres, qu’il ne l’a été pour lutter contre la corruption au sein de son propre parti, que Mélenchon va lutter contre les délocalisations en augmentant le smic et en interdisant aux entreprises qui n’auront pas encore profité des frontières grandes ouvertes pour s’enfuir, de licencier…

Tous ces candidats ont en commun de ne pas remettre en cause le monopole des emprunts d’Etat concédé aux banques privées, d’accepter l’affaiblissement de la France et sa dissolution dans l’Europe en renonçant à contrôler son économie, sa monnaie, ses frontières et en œuvrant pour détruire son unité et son identité par l’acceptation d’une immigration massive et de ce fait non miscible car en choc frontal avec notre culture.

Alors on ferme ses yeux de bobos, on met ses enfants dans des écoles privées, on déménage dans des quartiers mieux fréquentés de manière à pouvoir continuer de nier, tant que le chômage n’est pas venu frapper à notre porte, et à prétendre que les gens qui se plaignent de voir leur culture, leur identité et leur Pays disparaître sous leurs yeux ne sont que des fachos rétrogrades et incultes.

La France est morte, vive l’Europe ! Je veux bien, mais qu’est-ce qui justifie le consentement à l’impôt, l’acceptation pour les uns de donner pour les autres si ce n’est un profond sentiment d’appartenir à une même nation laquelle se définit par une histoire commune et des valeurs partagées ? Qui se sent européen en dehors des grands principes ? On voit déjà que les Allemands ne veulent pas donner pour les Grecs… Si on supprime l’échelon de la Nation, c’est chacun pour sa pomme, un ramassis de communautés défendant leurs seuls intérêts et, au final, tout le monde est perdant.

L’eau monte, amis bobos, et bientôt vous allez patauger comme les autres, alors avant qu’il ne soit trop tard, réveillez-vous !

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