Transcription de ma vidéo sur YouTube : https://youtu.be/-AJOKgY02Yc
Je vous conseille de regarder la vidéo car, sans les images, le texte perd de son intérêt.
Sur une lointaine planète, dans une autre galaxie. La vie était paisible. Les gens étaient heureux. Et soudain, ils sont arrivés.
On ne sait pas comment, mais d’un coup, ils étaient partout. Bruyants, vociférant et, n’ayons pas peur des mots : emmerdants. Que ce soit à la plage, dans les centres urbains, ou après les matches de foot.
En dépit de trottoirs élargis, les femmes étaient harcelées. Inexplicablement, le niveau scolaire baissait. Sans qu’on sache pourquoi, les hôpitaux étaient surchargés. Dans le Sud, le bruit des cigales se faisait plus fort. Les prisons étaient mystérieusement pleines, au point qu’il n’y avait plus de place pour les pédophiles. Même si on en trouvait toujours une petite, pour ceux qui avaient l’outrecuidance de se plaindre.
En effet, une autre espèce invasive, qui se faisait passer pour des autochtones, mais qui descendait des mites, s’employait, depuis des années, à ronger le tissu social en douce. Elle contrôlait des gouvernements fantoches aux grandes "aspirations", et leur faisait pondre à la chaîne des lois pour empêcher les autochtones de se défendre, arguant que la "singeophobie" conduisait à "l’antimitisme".
Elle s’était associée à quelques profiteurs qui réclamaient le plus possible d’envahisseurs pour, compte tenu du fort taux de déchet, pouvoir en extraire l’infime pourcentage dont ils avaient besoin, à la fois capable de travailler correctement et disposé à le faire à bas prix.
Selon le principe sacré de : « privatisation des bénéfices et collectivisation des pertes », le rebut était laissé à la charge de la collectivité qui devait supporter le poids social des improductifs, couplé à la stagnation des salaires, l’augmentation du chômage, l’impossibilité d’accès à des logements sociaux (ou à des logements tout court) et l’insécurité galopante.
Pour financer tout cela, chose qui venait s’ajouter aux sommes considérables que des dirigeants corrompus détournaient vers des poches qui n’avaient rien à voir avec l’intérêt collectif, on taxait tout ce qui était taxable, y compris les taxes, et des drones parcouraient le ciel en quête de poulaillers non déclarés ou de cabanes de jardin. Le matraquage fiscal était tel que tous ceux qui avaient envie d’entreprendre quittaient en masse la planète.
Parmi ceux qui restaient, nombreux avaient le cerveau lavé par des années de propagande, posée sur une couche d’idéologie des droits de l’alien, elle-même le produit de siècles d’une religion intrinsèquement masochiste, prônant l’antiracisme et l’amour universel unilatéral, de sorte qu’ils étaient identitairement complètement désarmés.
Les plus à l’ouest tendaient la main aux envahisseurs, lesquels, en retour, les méprisaient pour leur faiblesse. D’autres, au contraire, pensaient pouvoir s’allier avec les mites qui certes avaient réalisé un peu tard que les envahisseurs (qu’elles avaient contribué à faire venir) ne les aimaient pas (tout du moins, pas de la bonne façon), mais qui continuaient, cependant à lutter contre toute forme de conscience identitaire qui, par définition, les menaçait, et empêchaient, de ce fait, toute action radicale.
Les pires étaient les opportunistes qui, considérant les carottes cuites, prônaient la haine de leur propre race, dans l’espoir de gagner la sympathie électorale des allogènes. Ils étaient conscients qu’à terme, ils seraient éjectés des postes de responsabilité, mais leur leader était vieux, et après lui le déluge.
La planète, jadis prospère, se mua peu à peu en un « no man’s land » où des tribus exogènes traquaient les derniers survivants d’une espèce en disparition. Tout semblait définitivement perdu, quand un vaisseau expérimental, parti chercher une solution, après des années d’errance, atterrit en catastrophe. À l’intérieur, encore dans sa capsule cryogénique, l’équipage avait ramené d’un monde lointain celui, qui, peut-être, allait sauver le leur… ou pas.
