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dimanche 24 mai 2020

SI SI, ON PEUT VIRER MACRON! (Onfray, intellos 2.0, UPR et pangolin) (24 mai 2020)

Transcription de ma vidéo YouTube:https://youtu.be/v88MQ1xec38



 
Bonjour !
Elle est de retour la fameuse convergence des luttes, mot composé de deux organes sexuels et d’une poignée pour les transporter. Convergence qui recule quand on avance, de par la multiplication de petits groupes (qu’on appelle groupuscules) et de petits partis (qu’on appelle particules - quand ils sont distingués) lesquels souvent ridicules sont moins inspirés par Robin des bois que par son comparse Petit-Jean (qu’on appelle Jean… je vous laisse trouver). En tout cas ça laisse sceptique quant à la définition de pédoncule. 
Certains voudraient qu’on fraie
(pour ne pas le nommer) les uns avec les autres au sein d’un nouveau Front Populaire preuve, et je vais y revenir, que l’imagination est une denrée rare. Quoi qu’il en soit, cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large et YouTube, en tout cas le YouTube qui prétend faire réfléchir, s’est mis en position missionnaire, en ce sens que ça bouge frénétiquement, certes, mais que ça n’avance pas vraiment.
Ça blablate autour de concepts élaborés et de stratégies alambiquées alors que la situation est catastrophique, qu’on a besoin d’action immédiate et que le seul point d’accord nécessaire est pourtant devant nos yeux, aussi gros qu’un éléphant rose dans un débat hypothétique voire « hypothét(hyl)ique » entre Jean-Claude Junker et Martine Aubry. 
Ce point c’est le large consensus (encore un mot bizarre) autour du fait que macron est aussi toxique qu’une Schiappamanite phalloïde et que, étant donné son bilan au bout de seulement 3 ans, sauf à vouloir découvrir ce qu’il est encore capable d’accomplir si on lui en laisse deux de plus, il y a urgence à le virer sachant que, même en pleine pandémie (dont je ne reviendrai pas sur la gestion calamiteuse pour ne pas dire criminelle) la machine à détruire ne s’arrête jamais, comme avec la loi « penche-toi encore un peu plus et ferme ta gueule », dite loi Avia, du nom de cette gracile créature évoquant une des 3 grâces qui, à défaut de chauffeur de taxi, aurait bouffé les deux autres et amatrice occasionnelle de brumisations jambières par esclave salariée. Un as du barreau imbattable en matière de foutage de gueule d’où d’ailleurs le dicton : « celui qui dit qu’il « bat Avia » 
raconte des salades ».
La haine est désormais interdite, pourtant (slogan que ne désavoueraient pas nos publicitaires) : « On a tous une bonne raison de ne pas aimer Macron... » et il suffirait de rendre visible le mécontentement général par un symbole quelconque propre à envahir la sphère publique, des vidéos YouTube aux devantures de commerces, en passant par les hôpitaux, les balcons, les parebrises, les masques… pour faire tellement monter la pression dans une cocotte-minute déjà bien pleine que si ledit amateur de poudre (pas seulement de perlimpinpin) ne démissionne pas rapidement, il sera contraint de s’engouffrer dans un hélicoptère avec bobonne et sa vaisselle à 500 000 €, devant le raz-de-marée humain qui ira le chercher avec des piques, certes tentantes, diraient des esprits retors, mais même pour lui, ça ferait beaucoup…
Comme symbole, pourquoi pas le pangolin ?
Celui-là est très moche mais vous pouvez en faire un mieux et le personnaliser à votre sauce pour éviter toute récupération ;

pangolin assorti ou non du slogan « Macron dégage » selon votre degré d’énervement.
En outre j’imagine déjà quelque obscur fonctionnaire, chanceux que le ridicule ne tue plus mais conscient que la postérité le regarde, devoir rédiger des notes de service, voire des arrêtés, pour interdire le pangolin ainsi que tous ces juges, perdant le peu de crédibilité qui leur reste, en condamnant des gens pour port du pangolin en pin’s sur leur revers de veste. 
Un pangolin afin que ceux, parmi nous, affublés d’une mémoire de poisson rouge trépané au stade terminal d’Alzheimer, même si BFM TV braque leurs 15 secondes d’attention sur la nouvelle futilité du moment, se rappellent qu’on a détruit pour rien l’économie, euthanasié des vieux dans des EHPADs, du scandale des masques, de la chloroquine et des morts inutiles. 
Cette opération c’est donc maintenant qu’il faut la lancer. 
Malheureusement, ceux qui, compte-tenu de leur audience, seraient bien mieux placés que moi pour le faire, blablatent,
ce qui, logiquement, fout le cafard.
C’est là qu’on réalise que si l’on a parfois besoin de la figure de l’intellectuel, souvent autoproclamé, il peut être, lui aussi, toxique y compris dans son propre camp.
Dans une dictature molle, qui n’a pas de sous pour l’hôpital, mais qui commande en masse des drones, des lacrymogènes au cyanure, des grenades arrache-mains et des LBD, l’Etat profond, conscient qu’un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche, l’utilise pour sa propension à compliquer, diviser et temporiser en disant aux foules, prêtes à plonger, d’attendre que l’eau soit à la bonne température, ce qui casse un peu l’élan et évite que les cons que nous sommes, faute qu’on leur explique que la révolution est impossible, ne la fassent. 
Ceux-là n’ont pas grand-chose à craindre de la loi Avia sauf, comme Jean Yanne, à haïr les routes départementales et à ce qu’une dictature dure, étape suivante, ne s’installe car, paradoxalement, quand une dictature dure s’installe elle commence, elle, généralement, par éliminer les intellectuels ; pas parce qu’ils représentent une menace, mais parce que c’est une des conditions sine qua non pour que les choses avancent : la réflexion précède l’action après, elle l’entrave. 
Le second aspect potentiellement toxique de l’intellectuel c’est ce que j’appelle le syndrome de la poule. Les gens qui lisent beaucoup avant d’avoir acquis par eux-mêmes une pensée critique, ont tendance à empiler les concepts comme des lego : un peu de Nietzche par-ci, un peu de René Girard par-là... En lego on peut construire beaucoup de choses, même un œuf, malheureusement si, de loin, ça fait illusion, quand on se rapproche on se rend compte qu’une poule fait mieux avec son cul. 
Les concepts, s’ils évitent de réinventer la roue et permettent une pensée puissante, quand ils ont été empruntés sont comme des rails qui, sinon orientent, à tout le moins influencent ladite pensée, une pensée en kit qui conduit rarement à quelque chose d’innovant et fait qu’on tourne en rond dans un perpétuel recyclage, reproduisant sans cesse les erreurs du passé. 
Tout ce dont on a besoin pour réfléchir c’est d’une feuille blanche, mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? 
Quand quelqu’un, tel Zemmour qui n’est pas le pire, a cette citation facile qui impressionne le chaland, il pond simplement un œuf en lego par la bouche. Les parleurs sont rarement les faiseurs et accorder trop de crédit aux érudits en kit, souvent sans aucun enracinement dans la société réelle, revient à valider qu’avoir vu tous les films de Bruce Lee vous prépare à un combat de rue ou qu’avoir lu le Kamasutra vous permettrait de faire grimper Greta Thunberg à des rideaux en polyester non recyclables. 
Dans tous les cas, la vénération de cette forme d’intellectuel conduit à élire le meilleur pour parler (souvent le plus menteur), absolument pas le meilleur pour gouverner.
Je ne fais pas de procès d’intention à des gens qui ont au moins le mérite de tenter quelque chose, ni ne remets en cause la sincérité des uns et des autres. Il n’en demeure pas moins que, factuellement, de nombreuses voix qui portent sur YouTube, où se nichent les intellectuels 2.0 (entre deux vidéos de chats et un tuto maquillage) même si c’est souvent déontologiquement justifiable (partant du principe qu’un pigeon finissant toujours par se faire plumer autant qu’il le soit pour la bonne cause) vivent sur la misère morale et pécuniaire, vendant un petit fix d’espoir à des gens, qui ne roulent pas forcément sur l’or, contre achat de produits, prestations diverses et dons sur un tipeee qui a viré les petits Sioux au profit des gros sous. 
On se retrouve ainsi avec des Youtubeurs, voire des intellectuels au sens large, devenus eux-mêmes des professionnels de la politique, en ce sens qu’ils vivent de sa critique et que leur intérêt financier objectif est que ça dure, raison pour laquelle ils sont déjà fixés sur 2022 alors que l’urgence, encore une fois, c’est maintenant. La question est donc de savoir s’ils sont encore capables de faire passer leurs convictions avant leur business et d’afficher un pangolin. 
Compte tenu de la gravité de la situation, tout ce qui n’appelle pas à l’action immédiate, faisant le pari hasardeux qu’il restera encore quelque chose qui vaut d’être sauvé en 2022, tout ce qui en est encore à vendre des lendemains qui chantent à coup de Charles Gave, d’Arnaud Montebourg, d’alliances diverses de la carpe et du pangolin : union des droites, des patriotes, des souverainistes voire, si j’ai bien compris le concept d’un Youtubeur à bonnet, dans un de ces derniers live : des humanistes non racistes cohérents, c’est-à-dire non antiracistes rabiques... bref, tous ceux qui tiennent encore ce discours et font rêver à des alliances de gens qui, dans la vraie vie, ne pèsent pas grand-chose et, outre un problème de Lego, on souvent un problème d’ego font, inconsciemment pour la plupart, le jeu du système. 
La priorité n’est plus au débat de fond quand surgit un ennemi commun. Je n’ai pas lu tout Proudhon mais j’ai lu Astérix. Notre propension à nous battre entre nous remonte à loin.
Mais quand les hordes LREM arrivent
on doit être capable de faire ça,
quitte, une fois terminé, à reprendre là où l’on en était restés.
Ce n’est pas plus compliqué que ça.
Pour court-circuiter ce réflexe salvateur, on nous englue dans la politique, seul outil qu’on nous laisse pour faire joujou (en dehors de l’option Griveaux) mais qui s’avère être un piège dont la seule fonction est de diviser, piège d’autant plus redoutable qu’on est dans un système qui se prétend démocratique. Si on était vraiment en démocratie l’évolution logique serait non seulement le référendum d’initiative populaire, mais carrément une démocratie directe sans intermédiaire, depuis longtemps possible technologiquement, et que je prône dans le vide depuis bientôt 4 ans sur cette chaine, avec ses corolaires que sont, entre beaucoup d’autres, la responsabilisation individuelle et l’arrêt de la triche par un vote assumé et consultable, un permis de voter sommaire basé sur des critères objectifs ainsi que la totale liberté d’expression sans lesquels, vu l’état actuel de la société, produit de décennies de lavage de cerveau, on risquerait un suicide collectif, certes pas pire que le suicide actuel, mais que, tant qu’à faire, il vaut mieux prévenir même si, dans tous les cas, tant qu’à mourir autant mourir libre. 
Au moins, les idéologies sont, sinon mortes elles-aussi, agonisantes, preuve d’une prise de conscience collective de l’escroquerie ou d’une sensibilité hémorroïdaire grandissante, mais on continue à nous proposer une offre politique clé en main, au mieux autour d’un programme cohérent, mais plus généralement, autour d’un tas de mesurettes en vrac : ça ne marche plus et beaucoup de gens s’abstiennent à raison, se désintéressant d’un jeu dont les dés sont pipés. 
Ce n’est pas parce qu’on nous refuse la démocratie qu’on ne peut pas collectivement s’emparer d’une idée en passant par-dessus les machines à diviser que sont les partis politiques et l’imposer à la société. On peut parfaitement converger sur un point sans être d’accord entre nous sur le reste, ce qu’un parti ne permettra jamais. 
Je vous fais la démo par l’UPR et le FREXIT car c’est vraiment un cas d’école, mais ça pourrait s’appliquer à n’importe quoi à commencer par l’exigence du départ de Macron. 
à la base, le Frexit est simplement un constat d’échec de l’utopie Européiste, échec qui me paraît chaque jour moins réfutable et que, personnellement, j’ai acté depuis longtemps. En revanche je ne suis pas particulièrement attiré par ce que l’UPR vend avec, à commencer par Asselineau lui-même, même en soldes et avec tous ses accessoires. 
Il peut y avoir une infinité de raisons de vouloir le Frexit, parfois contradictoires, et s’aliéner d’entrée une partie des bonnes volontés par un programme politique qui va bien au-delà du Frexit lui-même n’est pas une bonne idée. Déjà le seul mot "républicain" dans le nom fera l’effet de Beloubet en nuisette sur toute une partie du public concerné, de l’anarchiste au royaliste en passant par beaucoup de nationalistes. Ensuite, la position sur l’immigration va faire tiquer tous ceux qui pensent que le grand remplacement est une réalité et, paradoxalement, être taxée de nazie par ceux qui considèrent que le minimum syndical c’est de naturaliser Français l’ensemble de la planète (ce qui ferait de Napoléon un petit joueur). On pourrait multiplier les exemples. 
Ensuite, il y a le filtrage actif émanant de l’UPR elle-même tombée, comme tous les autres, dans le piège médiatique et donc soucieuse de donner une image de respectabilité, sachant que plus aucun média ne cherche à aller sur le fond, trouvant plus facile de faire le buzz par le biais d’une hitlérisation par association. 
Il est clair, dès lors, que toute personne photographiée avec une crampe au bras droit et un catalogue de fours à pyrolyse sous l’aisselle sera exclue du mouvement. Si quelqu’un pense que la terre est plate, on n’a pas trop envie d’être sur la même photo que lui. Celui qui pense que les américains ne sont pas allés sur la lune sera mal venu au premier rang; celui qui a des doutes sur le 11 septembre idem... Bref, tout ce qui est complotiste (ce qui n’a jamais voulu dire faux) en dehors du complotisme maison sur l’Europe crée par les États-Unis, sera exclu. Idem pour tous ceux qui sont un tant soit peu critiques, non sur la tolérance, mais sur la PROMOTION de la culture LGBT. 
Là encore, on peut multiplier les exemples faisant qu’au bout du compte le discours ne s’adresse plus qu’aux révolutionnaires du bulletin de vote, aux adeptes du politiquement correct et aux timorés lesquels ne sont pas vraiment le public le plus tenté par le soi-disant « risque » de l’abandon du Titanic qu’est devenue l’UE ; timorés qui, déjà répartis entre en marche, le PS et les républicains, n’ont pas vraiment de raisons de préférer la copie à l’original. 
Bref, d’une idée susceptible de réunir le plus grand nombre on arrive, au bout de 13 ans d’épuisement de bonnes volontés, à 0,98%. CQFD.
Il est clair que la réponse ne se trouve pas dans un parti politique ou un conglomérat de partis politiques : ce n’est pas la bonne façon de voir le problème. 
D’abord il faut se poser la question de savoir si le Frexit (ou toute autre thématique) est un but ou un objectif. Un but c’est une priorité absolue, généralement dictée par une nécessité, c’est-à-dire qu’entre ça et vos autres convictions (et même entre ça et sauver votre enfant de la noyade) vous choisissez ça. Un objectif c’est une priorité relative, comme dans le cas du gouvernement, pour lequel tout, c’est-à-dire rien, est prioritaire. 
Il est évident qu’à titre individuel peu d’entre nous laisseraient se noyer leur enfant dans la piscine (d’ailleurs peu d’entre nous ont les moyens d’avoir une piscine et beaucoup de ceux qui en ont vont certainement la perdre, ce qui limite un peu les risques) mais ça ne veut pas dire qu’à titre collectif on ne puisse pas avoir un but. En fait la seule raison d’être des gouvernements c’est justement de dépasser l’humain et ses limites émotionnelles afin de faire passer l’intérêt collectif réel avant l’intérêt individuel, le tout au bénéfice du plus grand nombre, dans le souci des générations futures et de la pérennité de l’ensemble. On en est loin en macronie.
Une fois le but défini, il faut donc se cantonner à lui et lui seul de même que, quand la maison brûle, il ne sert à rien de se focaliser sur autre chose que sur éteindre l’incendie. Les partis politiques, par définition, ne peuvent représenter qu’une offre complexe et forcément clivante. Ce n’est pas obligatoirement un handicap s’ils sont suffisamment denses et radicaux pour constituer une réelle force d’attraction pour une partie motivée de la population (c’est ce qu’a fait un certain Adolphe et qu’on le veuille ou non, c’est une stratégie qui marche) mais c’est catastrophique quand, à l’opposée, ils ne laissent couler qu’un robinet d’eau tiède et posent sur l’autel médiatique de la bien-pensance ce qu’un œil distrait pourrait prendre pour 2 petites figues sèches.
On peut passer par-dessus en faisant émerger non des systèmes de pensée et des mots valises comme « écologie » qui ne veulent rien dire, mais des revendications uniques, précises et délimitées, telles justement le Frexit, en les affichant partout où c’est possible d’autant que, et c’est là le point principal, n’étant plus l’émanation d’un parti politique, assumer l’idée ne nous enferme pas dans une case diabolisable par des médias qui n’attendent que ça.
Mais il ne faut pas se tromper de priorité et il n’y aura pas de Frexit s’il n’y a plus de France d’autant que la machine à détruire ne s’arrête jamais, pandémie ou pas, et que les lois iniques s’enchaînent avec une rapidité effrayante, preuve qu’on est bien dans une course contre la montre. La priorité est donc de virer Macron. 
Loin de moi l’idée de pousser des gens désespérés vers un bain de sang qui, en l’état, serait l’alternative pour que démarre une vraie révolution. Au contraire, mon but est de se donner une chance de l’éviter grâce à ce logo pangolin dont je vous mets le lien en description, « Macron dégage » (à l’instar du Frexit) faisant partie de ces revendications spécifiques délimitées que devant l’urgence, on peut imposer collectivement en dépassant nos différences et les outils foireux que le système nous laisse pour faire semblant d’être une démocratie. 
Libre à nous de demander à tous les beaux parleurs de tout bord si, oui ou non, ils veulent éteindre l’incendie et, si oui, pourquoi ils ne l’affichent pas. 
Contrairement à ce qu’essaient de nous faire croire ceux qui nous survendent le courage et la virilité, l’être humain n’est pas courageux ou lâche, il est (à la base tout au moins) raisonnable, c’est pour ça qu’il est encore là. Quand un lion arrivait, nos ancêtres grimpaient sur un arbre. Il n’y a aucune honte à ça. En revanche continuer à grimper aux arbres quand on est mille et qu’il n’y a qu’un seul Lion, voire une hyène rieuse, là c’est un mix de lâcheté et de bêtise. 
Il faut donc faire monter la pression au maximum et surtout SE COMPTER par pangolins interposés pour bien prendre conscience du rapport de forces, les gilets jaunes nous ayant appris que la progressivité ne marche pas et que, soit on sort par millions pour prendre l’Élysée et on va jusqu’au bout, soit autant rester dans nos arbres à méditer sur l’usage récréatif que l’on pourrait faire des bananes.
Autant vous dire que cette vidéo ne fera pas les tendances YouTube donc si vous pensez, comme moi, que l’idée du pangolin, symbole du foutage de gueule géant que nous subissons, est tellement ridicule qu’elle pourrait marcher, likez, commentez et surtout partagez. Appropriez-vous l’idée, créez et partagez des pangolins personnalisés, faites vos propres vidéos sachant, en outre, que mon travail étant 100% bénévole et la chaîne par principe n’étant pas monétisée, vous pouvez librement publier la vidéo originale ou des extraits sur vos chaînes. Les plus taquins peuvent même faire un peu de trolling façon upr style : « vous connaissez le pangolin ? ».
Bref sortez-vous les doigts d’où vous savez et faites ce que vous pouvez pour que la toile et le pays tout entier soient recouverts de pangolins. Pour notre salut à tous, et en préalable à quoi que ce soit d’autre, Macron doit partir.
Et, pour les habitués, merci pour votre soutien et à bientôt… j’espère.

lundi 11 mai 2020

HUMOUR De Giscard à Lindon en passant par Binoche (11 mai 2020)

Transcription de ma vidéo YouTube: https://youtu.be/mE46af_8F4Q


Bonjour !
Comme il y a une pénurie de préservatifs j’ai décidé de lancer le préservatif « grand-public » : lavable, réutilisable, ajustable... bref l’équivalent chez les condoms du masque « grand-public » chez les cons d’hommes, cet anti-postillons décoratif avec écrit dessus en filigrane non pas « je suis Charlie », mais « je suis soumis ». 
Au départ je pensais que « grand public » ça visait les équipes de basket comme le CSP Limoges d’autant que, par les temps qui courent, on est tous potentiellement limogés, donc c’était logique. Mais non, même quelqu’un comme Sarkozy (pourtant plus contaminable par flatulence que par éructation) devra en porter… s’il lui arrive un jour de prendre le métro. 
Tout ça pour pas grand-chose car, en toute logique, une fois que le covid qui, peu soucieux de faire une bonne action pour nos finances, n’a pas osé s’approcher du Walking Dead Giscard d’Estaing et de ses mains visiblement encore aptes à pétrir, sinon du téton teuton, de la fesse allemande, quand le covid donc, nonobstant sa couardise, se sera quand même fait ultra-violer par les rayons du soleil auxquels il est sensible, malgré tous les efforts du gouvernement qui, au contraire, nous a terré comme des rats, à l’abri de la lumière, malgré tous ses bouts de sida et autres virus de la connerie introduits par un pangolin entré, de façon subreptice, dans un laboratoire, déguisé en chauve-souris, il va finir par disparaître; comme vont disparaître les revenus (mal nommés car déjà bien « partis » et aussi mal partis) des commerçants, artisans, PMI, PME; comme vont disparaître les RTT des fonctionnaires car, comme dirait une amie puéricultrice, il faut beaucoup d’air et de tétées pour faire des milliards d’euros. 
Concomitamment, selon l’adage : « qui dans l’effroi vit, dans le chaud meurt », les cohortes de demandeurs d’emploi, nouveaux et anciens, s’agglutineront, dans la colère, aux retraités pas encore euthanasiés au Rivotril, dont les pensions et les comptes en banque vont fondre comme de la chloroquine en suppositoire entre les fesses replètes de Sibeth Ndiaye un jour de canicule. 
Cette disparition soudaine du virus laisserait tout nus, face à la vindicte populaire, des gouvernements dont il deviendra alors évident qu’ils auront achevé pour rien (mais pas pour personne) une économie déjà au bord du gouffre AVANT l’apparition de la bébête. Bébête comparable à une fiente aviaire tombant sur un camion d’enclumes qui ferait s’effondrer un pont pas entretenu par les politiques : enfoiré de … pigeon. Enfoiré de virus ! lequel évitera que le sang impur des véritables coupables, qui se goinfrent à la planche à billets, tel macron tétant goulument le sein desséché de son ersatz maternel, n’abreuve les sillons des foules en colère.
Si le virus est réel, la pandémie est médiatique, s’appuyant sur des statistiques qui conglomèrent tout ce qui est conglomérable, histoire d’affoler le chaland certes peu apte à attraper les souris, mais prompt à avaler des couleuvres, faisant que le nombre total de morts, dont une partie est due au dit affolement généralisé, n’est pas supérieur à celui des autres années et que les pays qui n’ont pas succombé à la panique et ont continué ce truc qu’on a oublié, par peur de la mort, et qu’on appelle la vie, ont globalement moins de décès que nous. 
Et je ne parle même pas des tests, éternels pourvoyeurs de nouveaux cas qui, quand ils ne véhiculent pas eux-mêmes la maladie avec des cotons tiges contaminés, comme ça a été le cas au Royaume-Uni, s’avèrent positifs (et ce n’est pas une blague) sur des échantillons prélevés sur des chèvres, des arbres et même une Papaye ; prélèvements que la Tanzanie, désireuse de vérifier la pertinence desdits tests, a taquinement adressés aux laboratoires. Je vous mets le lien. 
Bref, si volonté politique il y a, cette lutte contre ce nouvel ennemi invisible qui est non pas le corona, mais les virus dans leur ensemble (ce qui revient à lutter contre l’air qu’on respire, air qu’on finira par nous faire payer en bonbonnes stérilisées) peut durer aussi longtemps que l’état d’urgence contre le terrorisme ou l’érection d’une statue de marbre dans une usine de viagra, autant dire indéfiniment. Pour preuve, à présent que le pli est pris et que les gens sont traumatisés, on annonce déjà le remplaçant, le VHE du rat (qui sera probablement requalifié de syndrome Hidalgo dans la capitale), dont le premier cluster a été détecté à Hong-Kong. Commencez à trembler et ne sortez pas encore vos gilets jaunes car il arrive. 
Le confinement graduel de la pensée, par les lois Pleven, Gayssot, Avia… ainsi que le politiquement correct et l’autocensure à tous les niveaux qui en découlent, ont préparé l’acceptation du confinement physique qui n’est que l’étape logique suivante. D’abord on stérilise la pensée qui doit être débarrassée de tout germe nauséabond, puis on stérilise la vie avec un avenir sous cloche, un avenir de masques, de gants, de désinfectants et de surveillance généralisée.
Il est temps que les masques, non pas arrivent, mais qu’ils tombent. Vincent Lindon, faisant de nous les Lindons de la farce, a commis une vidéo axée sur la partie émergée de l’iceberg et occultant soigneusement l’arnaque économique planétaire, le caractère artificiel de la pandémie, la chloroquine et les magouilles d’un clan issu, aléas du hasard, de la même communauté que lui ainsi, en bon gauchiste, que le scandale des frontières nationales laissées grandes ouvertes à une immigration visiblement pas contaminante, le virus, raciste, trouvant le congolais pas beau et le syrien pas affuté.
Une immigration qui ne fait que s’accélérer remplissant, à coup de faits divers en plein printemps, les recoins discrets de la presse régionale et dont, désormais, sauf peut-être à lui jeter un bâton plutôt que la pierre, plus personne n’a le culot de dire qu’elle rapporte. 
Vincent Lindon ne précise pas s’il inclut les clandestins et autres amateurs de coutellerie artisanale dans les personnes à revenus modestes auxquelles il propose, idée géniale et révolutionnaire, de donner 2000€ en les piquant aux riches qui ne se sont pas barrés ailleurs. Des riches, supposés remplir plus de 5 minutes une bassine trouée par l’accueil de toute la misère du monde ainsi que par la désindustrialisation liée à ce sans-frontiérisme que la gauche adule et qui fait que la manne céleste des prestations sociales (qui ne sera bientôt qu’un lointain souvenir) même quand, d’aventure, elle se déverse parcimonieusement sur des Français, sert à l’achat de produits étrangers et va booster l’économie... chinoise. 
Il propose donc de continuer à sucer tout ce qui crée encore de l’emploi en France comme si c’était à eux que, sauf rares exceptions, profitaient les milliers de milliards qu’on déverse pour sauver les banques et les multinationales.  Ce qui est pourri, c’est malheureusement le système lui-même incluant le principe de la république qui nous vend l’état providence (avec son lot de parasites dans une infinité de commissions théodules) en échange d’un pillage en règle au bénéfice d’une finance pas si internationale que ça, concept impossible à appréhender pour un subventionné (vivant de cette usine à navets de propagande qu’est devenu le cinéma Français) inconscient que tous les sous qu’un état exsangue sort de sa poche magique, s’ils ne sont pas investis dans le productif, font juste baisser, par l’emprunt, la valeur globale de l’argent et donc appauvrissent, à terme, tout le monde. 
À sa décharge, comme dirait Griveaux, c’est vrai que, dès lors qu’on injecte des milliers de milliards sur les marchés spéculatifs sans que personne ne soit décapité pour ce crime, ce serait la moindre des choses d’en donner aussi au bas-peuple (en le prenant à la source) sinon on va finir par croire qu’on augmente la masse monétaire ou, plus exactement, la masse de la dette, pour maintenir et accroitre le différentiel entre riches et pauvres qui, plus que la valeur de la monnaie, est la véritable mesure du pouvoir. 
Pour le reste, Lindon a raison et bien sûr que les pantins de la bande à Macron devraient être jugés pour haute trahison puis, après un procès équitable, exécutés. On le sait, ils le savent, d’où une énième loi, rétroactive (tant qu’à piétiner les principes du droit autant y aller carrément) votée en catastrophe pour limiter leur responsabilité. D’où également, la certitude qu’ils vont en rajouter une pampers pour prolonger l’état de panique et de sidération le plus longtemps possible et que, de déconfinements partiels en vagues successives de virus médiatiques poussant au reconfinement, si on les laisse faire, on va continuer jusqu’à 2022 à ne pas pouvoir se rassembler, même pour un petit lynchage de rien du tout, et à imprimer des attestations en regardant les drones au-dessus de nos têtes en attendant le puçage par vaccin interposé dénoncé par Juliette Binoche, comme quoi, il y a une hiérarchie, certes relative, dans les acteurs.
Comme d’habitude, je n’ai pas la prétention de détenir la vérité, juste, tant qu’on me laisse faire, de susciter la réflexion par un discours honnête, logique et argumenté, sans auto-censure. Je ne filtre aucun commentaire et cette chaîne, par principe, n’est pas monétisée et ne fait pas appel aux dons, si vous voulez me soutenir faites-le en likant, commentant et, pour les plus courageux, en partageant mes vidéos afin de toucher un plus large public en espérant que ça puisse contribuer à faire avancer les choses. 
Pensez aussi à vous abonner et, si vous êtes nouveaux, à faire un peu de spéléologie sur la chaîne, certaines de mes vidéos, faute de référencement par YouTube, passant parfois inaperçues et d’autres, censurées, ne se trouvant que sur mes chaînes secondaires. 
Merci encore à tous pour votre fidélité et vos encouragements et à bientôt… j’espère.

samedi 2 mai 2020

Asselineau-ga(y)te. Règlement de comptes à UPR Corral (02 mai 2020)

Transcription de ma vidéo YouTube: https://youtu.be/CRKWrzKfGgk

Bonjour !
Je n’avais pas plus envie de faire cette vidéo, qui fleure quand même un peu la fin de recyclage corporel de denrées alimentaires dans une fosse à purin, que Marlène Schiappa d’aller expliquer le Mansplaining dans une mosquée salafiste. Donc, avant de crier tel d’Artagnan : « 1% tous pourris », j’attendais que le président de l’UPR puisse s’expliquer, espérant qu’il dise la seule chose qui ferait qu’en entendant « Asselineau et sa bande » on n’ait pas à s’interroger sur la présence d’un C cédille, à savoir : « Je n’ai jamais écrit le mail qui a fuité sur les réseaux sociaux et il s’agit d’un faux ».
En effet si ledit mail est authentique, le président de l’UPR ne peut pas le contester car ça lui reviendrait en pleine poire en cas de passage par la case tribunal. En outre, tout le monde n’a pas l’aplomb d’une Sibeth Ndiaye et la dernière fois où j’ai pensé « Asselineau quel bon acteur », c’était en regardant les tontons flingueurs. Je parle de Lino Ventura pour ceux qui n’ont pas la référence.
Donc, s’il avait dit ça, en regardant la caméra droit dans les yeux, j’aurais été le premier à m’insurger contre une machination dégueulasse, trouvant normal que, bien que pompeux, il ait paradoxalement du mal à avaler… la chose. Or, non seulement, à ma connaissance, à ce jour, il ne l’a pas dit, se contentant d’éluder soigneusement la question à chaque fois qu’un média l’interroge mais pire, dans sa propre intervention, il évoque ledit mail comme de nature personnelle et sorti de son contexte.
C’est vrai que le contexte compte et que, s’il ne s’agit pas d’un faux, le fait de serrer très fort un autre homme dans ses bras au point qu’il doive frapper pour se dégager ne pose pas forcément problème sur un terrain de rugby mais, même avec la meilleure volonté, les bouteilles de vodka et les boites de caviar vides évoquées limitent un peu lesdites interprétations contextuelles, de même que les envolées littéraires ampoulées évoquant les émois épistolaires d’une romantique du 19eme, par ailleurs, indiscutablement, d’un niveau syntaxique et lexical du même registre que celui d’Asselineau, registre pas forcément facile à imiter, même si la phrase « tu es mon article 50 à moi » qui aurait définitivement permis d’authentifier la chose est indubitablement absente. 
Je passe sur l’évocation de pulsions antérieures de même nature avec des détails familiaux qui, s’il s’agit d’un faux, supposent un travail de recherche et une méticulosité absolument considérables, pour ne pas dire effrayants. Cela fait déjà beaucoup, mais, jusque-là, mis à part l’aspect moral lié au fait que cela émanerait d’un homme marié qui vend l’image du bon père de famille et qui, par extension, se veut père de la nation et s’adresse supposément à un subordonné en situation de vulnérabilité car en CDD, cela ne remet pas intrinsèquement en cause la valeur du président de l’UPR au niveau de ses constats et analyses. 
En revanche le mail se termine par une autoévaluation psychologique qui culmine en un chaos émotionnel pleurnichard aussi sidérant qu’assumé qui ne donne pas plus envie que ça de confier au bonhomme les codes de l’arme nucléaire et, si le document était authentique, le discréditerait totalement dans ses prétentions (certes utopiques) à diriger la France. D’où ma sidération que ledit mail n’ait pas été publiquement démenti. 
On peut comprendre, dans ces conditions, qu’une écrasante majorité des instances du parti, à la lecture de cette bluette, mise en parallèle, apparemment, avec d’autres éléments et sans forcément penser que la convocation allait fuiter dans la presse, ait jugé préférable de tenter de prendre les devants (d’autant que Soral avait déjà évoqué la problématique depuis un certain temps) avant que la chose ne lui explose au visage, au figuré bien sûr et sans aucune grivoiserie cachée même si, d’un coup, je commence à échafauder une théorie sur la raison pour laquelle la barbe de notre premier sinistre est blanche d’un seul côté.
Si manipulation politique (macronienne ou autre) il y a eu, contrairement à ce que croient certains, son but n’était pas de détruire l’UPR, ni même son président qui serait subitement devenu « l’homme à abattre » en raison du danger qu’il représente pour le système. 
Il faut déjà comprendre qu’au départ, le sigle qui n’est même pas foutu d’être un acronyme (sauf à le sanctifier en mettant St devant ce qui bizarrement donnerait « stupr ») et n’avait jusqu’ici aucun rapport avéré avec Ultra Palpation Rectale aurait pu s’appeler UPF, interprétable comme « Union pour la France » ou pour le Frexit, mais que son fondateur a, au contraire, en bon énarque, choisi pour finalité la République, ce qui est déjà un vice de forme et explique en partie pourquoi l’UPR est depuis longtemps dans une impasse. 
Cela explique aussi pourquoi le pouvoir, tant profond que superficiel, et les médias à sa solde la traitent comme la sixième roue de secours d’un bateau à voile (ou à vapeur, modernité oblige). L’UPR, à l’instar du RN qu’elle critique fort justement sur ce point (selon la maxime de la paille et de la poutre) est utilisée pour rendre répulsive une idée dangereuse pour le système : pour le RN, le nationalisme et pour l’UPR, le Frexit ; et surtout, en figeant un électorat, pour éviter l’éclosion de nouveaux entrants politiques plus efficaces. 
Ce qui est visé dans cette affaire, ce n’est donc pas l’UPR en soi, mais la tentation du Frexit lequel, compte tenu du contexte, pourrait séduire le plus grand nombre, en dépit du fait qu’on a fait en sorte que cette notion évoque, pour le grand public, une secte bizarre dirigée par une moule vaguement complotiste, telle que les médias la présentent. Il était donc urgent d’en rajouter une couche en faisant sauter le vernis immaculé de la droiture morale, seule chose pouvant contrebalancer cette perception négative. 
Avec pour conséquence que l’image du chevalier blanc, enfourchant son pur-sang arabe et brandissant le glaive de l’article 50 pour bouter l’UE hors de France, peut désormais être interprétée de diverses façons et que (que ces allégations soient vraies ou fausses) le mal est fait, aggravé par une défense maladroite. Le sobriquet de vaselineau risque donc, bien que glissant, de coller longtemps à la peau diaphane et douce du président de l’UPR.
Le système compte sur le fait que, comme Marine après son débat, Asselineau ne va pas se remettre en question et, parfaitement heureux d’être le roi d’un confetti, va s’accrocher tel un anoploure et profiter du soutien inconditionnel d’une partie de sa base pour anticiper des élections et se débarrasser de ceux, pourtant largement majoritaires au sein des instances du parti, qu’il appelle des conjurés (en un seul mot), terme aussi désuet que révélateur, généralement utilisé en regard des assassinats ou tentatives d’assassinats des grands de ce Monde. Bref, les errements de quelqu’un d’huppé, d’où peut-être finalement ce nom bizarre. Du coup, que "l’huppé erre" ou non, il restera sagement dans sa voie de garage et jouera avec encore plus d’efficacité son rôle d’épouvantail dévolu par le système.
Pour mieux comprendre comment la manipulation fonctionne, il suffit de se poser une question : pourquoi le Brexit a marché alors que le Frexit ne décolle pas ? À part peut-être un régime, qu’a fait Nigel Farage que ne fait pas Asselineau ? C’est tout simple: Farage n’a jamais eu la prétention de gouverner, juste d’obtenir le Brexit et de retourner à ses occupations, ce qu’il a fait, et c’est tout à son honneur. 
L’avantage de cette position c’est qu’on peut ratisser très large (tout le monde ne voulant pas le Brexit pour les mêmes raisons) et qu’on n’a pas à prendre position sur des sujets clivants puisqu’on n’aura pas à les gérer ensuite. De plus le charisme du leader, s’il reste important, ne s’évalue pas en regard de sa capacité à gouverner, mais simplement à réaliser le but qu’il s’est fixé.
Asselineau, dont la culture et les compétences indéniables pourraient en faire un Farage bis redoutable, se perçoit malheureusement en réincarnation du Général de Gaulle et fait exactement le contraire. Or, à partir du moment où il prétend gouverner la France, se pose le problème de son charisme personnel et de l’impossibilité, sans passer pour un faux-cul, d’esquiver les problématiques clivantes comme l’immigration ou de savoir si, oui ou non, Castaner est le fameux chaînon manquant que recherchent les scientifiques entre la moule marinière et le fox à poil dur. 
On ne peut pas simplement botter en touche en sortant le joker référendum, car gouverner « au référendum » ne vaut pas mieux que gouverner « au sondage » : on devient une girouette par définition dispensable. Ce que les gens veulent, à la base, ce n’est pas la démocratie, c’est quelqu’un qui a une vision et la volonté vraie d’agir dans l’intérêt de la France et des Français pendant qu’ils peuvent vaquer sereins à leurs occupations. La soif de démocratie ne vient que du fait que certaines personnes, lesquelles auraient autre chose de plus gratifiant à faire, constatant des douleurs rectales inexpliquées, réalisent qu’elles sont trahies par leurs élites et n’ont pas d’autre choix que de prendre les choses en main. 
Donc si quelqu’un n’a pas un projet politique courageux et honnête sur les sujets clivants, il entre automatiquement dans la catégorie des margoulins habituels et ne va pas provoquer le raz de marée indispensable à faire changer les choses. 
Si le Frexit est bien un projet politique au sens noble du terme, comme par ailleurs l’écologie, tout comme elle, il n’est pas un projet politicien de droite ou de gauche et encore moins un projet de gouvernement. C’est là toute l’escroquerie de toutes les nobles causes qui visent à neutraliser les bonnes volontés en les canalisant vers des voies de garages stériles.
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