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samedi 6 juillet 2019

Européennes : Macron 1 France 0 (29 mai 2019 )

Transcription de ma vidéo YouTube : https://youtu.be/TX2BEVuqxF0


Bonjour!
Il était temps que le vaudeville des européennes s’achève car une nuit j’ai carrément rêvé de Nathalie Loiseau. Je ne me rappelle pas exactement ce qui s’est passé mais je sais qu’elle répétait en boucle « oh, my GUD ! » « oh, my GUD ! » et que quand je me suis réveillé, j’étais en sueur et qu’il y avait des plumes partout. Bon ça c’était parce que j’avais déchiré mon oreiller avec les dents, en tout cas j’espère que c’était avec les dents. J’avais peur d’avoir réveillé ma femme parce que je voyais mal comment lui expliquer la chose sans détruire irrémédiablement le peu d’illusions qu’elle se faisait encore à mon sujet, mais fort heureusement elle était toujours dans les bras de Morphée. Je reprenais doucement mes esprits quand tout d’un coup elle a commencé à parler en dormant : « ô François, François », avant de se mettre à hurler « Frexit ! Oh oui, frexit, frexit ! ». C’est à ce moment-là que je me suis réveillé pour de bon. En tout cas j’espère, même si cette réalité dystopique me ferait presque regretter mes ébats aviaires sublimés.
Pour l’UPR la logique a prévalu et après quelques semaines de nuages de sauterelles s’abattant sur les commentaires et qui, comme pour les présidentielles, s’énervaient quand je leur expliquais qu’elles étaient dans une chambre d’écho qui les coupait de la réalité, encore une fois, il a fait les scores que j’avais prédits, pour les raisons que j’ai expliquées. Bien sûr, sans ça ce ne serait pas l’UPR, il n’en tirera aucune leçon alors même qu’il a fait deux fois moins de voix que le parti animalier, pourtant tout récent et encore moins présent dans les médias, qui s’est contenté de faire des affiches avec dessus un chien à la tronche en biais, canidé, je l’avoue, fort sympathique quand on voit la gueule de tous les autres. On n’est plus très loin du concept de la chèvre qu’avait théorisé Dieudonné, lequel un temps encourageait à voter biquette. D’ailleurs si Asselineau adoptait ladite biquette on pourrait enfin espérer avec la chèvre de Monsieur, ce gain de voix tant attendu et qui n’arrive jamais même s’il pourra arguer compte tenu de l’augmentation microscopique de son score, imputable en partie à l’effet Chouard, que trois fois rien c’est déjà quelque chose. Encore une fois, je n’ai rien contre lui, ça m’énerve juste de voir gâcher un bon concept par une mauvaise approche et une absence totale d’analyse sociologique conduisant à faire tourner à vide depuis 12 ans des intelligences et une énergie qui pourraient être mieux employées dans la vraie vie.
Mais bon, passons aux choses sérieuses qui elles, m’énervent encore davantage. D’autant plus qu’en dépit de ma pourtant relativement longue expérience, soucieux de ne pas sombrer dans le cynisme absolu, je n’ai pas fait mieux en m’autorisant à caresser un petit espoir avec l’émergence des gilets Jaunes. Mais il devient difficilement contestable que le système parvient à fabriquer des cons à un rythme supérieur à celui auquel il en perd de par les conséquences pourtant désastreuses de ses politiques, ce qui est catastrophique dans une course contre la montre. J’ai toujours dit et largement expliqué pourquoi je considère la France comme un élément essentiel pour espérer sauver l’humanité de l’autodestruction et, au-delà, pour que cela présente un intérêt de la sauver et que si Macron termine son mandat et qu’on ne parvient pas à casser le système électoral d’ici là, on est cuits. On peut certes relativiser en se disant que c’est Castaner qui a compté les voix et que, étant donné comment il compte les gilets Jaunes, ça reste sujet à caution, mais ça fout quand même un sacré coup au moral de réaliser qu’après avoir défilé pendant 6 mois avec des pancartes « Macron démission », on se retrouve avec un écart de 0,9 points entre le RN, qui était le seul choix stratégique pour déstabiliser ledit Macron, et la république en Marche. Un écart aussi infime que la distance sporadique entre un gland basané lubrifié de sueur tropicale et l’antépénultième repas de notre décalaminé président, écart auquel il n’accordera pas plus d’importance quand il tirera la chasse. Pire, en parallèle, le report de certains gilets jaunes, dont le fait qu’ils donnent l’heure juste deux fois par jour comme une pendule arrêtée peut donner l’illusion qu’ils ont compris quelque chose, quand il ne s’est pas fait sur la gauche, s’est fait sur des écolos pastèques, verts dehors et rouge dedans, qui ont autant à voir avec l’écologie, qui déjà à la base est un concept foireux, qu’un bailleur de fond avec un type qui fait la sieste dans un sous-marin. Des immigrationnistes forcenés même pas perturbés dans leurs convictions par le fait que chaque migrant qui arrive multiple automatiquement son indice carbone à minima par 40, voire 4000 s’il devient rappeur et millionnaire en appelant à niquer la France. Dire qu’il a suffi d’un peu de propagande derrière une fausse demi trisomique, en fait issue d’une famille très influente et connectée dans les milieux mondialistes, pour que la jeunesse Européenne se mette à marcher en Nike et vêtements de marques, comme autant de zombie, pour « le climat », lequel climat n’en a strictement rien à foutre, d’autant qu’il suffirait de leur faire remarquer qu’une action concrète et efficace serait de renoncer à leur putain de smartphone et de leur annoncer que toute journée de classe perdue à manifester sera rattrapée pendant les vacances scolaires pour qu’ils se cherchent une autre cause aussi vite qu’un manuel Valls retourne sa veste ce qui, ne boudons pas notre joie, ne lui a pas empêché de se prendre la déculottée du siècle aux municipales à Barcelone.
En outre le véritable danger n’est pas le réchauffement climatique, à supposer qu’il soit d’origine humaine, et encore moins le carbone dont on va manquer dans quelques milliers d’années quand il aura été absorbé par les minéraux, mais le nucléaire, les pollutions pétrochimiques irréversibles et les invasions migratoires qui réduisent nos chances de maintenir une civilisation hautement technologique qui a certes hypothéqué notre survie mais qui paradoxalement est devenue indispensable pour espérer trouver des solutions aux bombes à retardement que représentent entre autres et sans tenir compte de tout ce qu’on nous a caché, les déchets toxiques et nucléaires enterrés et immergés un peu partout il y a quelques décennies dans des containers censés tenir … quelques décennies, sachant en outre que Fukushima a encore le potentiel de tous nous éradiquer, que certaines centrales dans des pays qui n’en ont plus les moyens sont réparées au chatterton, qu’on ne sait pas quoi faire de toutes celles qui arrivent en fin de vie et que les tonnes de béton déversées sur Tchernobyl ne sont qu’un pansement provisoire. Ce ne sont pas des voitures électriques, des toilettes sèches et un peu de permaculture au fond de son jardin qui vont régler le problème. C’est un peu comme Nicole Belloubet qui se met une jolie robe et se fait les ongles, ça ne peut pas nuire mais même dans un quartier sensible à 3 heures du matin ça ne fera pas une grosse différence…. Résultat Macron qui a entendu les « préoccupations » des Français va pouvoir, cerise sur le gâteau, surfer sur la vague écolo, pour taxer à tour de bras les émissions de carbone et le diésel.
Un merci tout particulier aux plus de 65 ans qui pour le remercier de ses ponctions sur leur CSG, quand ils n’ont pas voté écolo ont massivement voté LREM à plus de 35%. Macron est à la fois le fossoyeur de la France et le point faible du système, malheureusement plus l’échéance de 2022 s’approche plus l’inertie et l’idée du « bof, pour le temps qui reste ça ne vaut plus le coup » augmentent. Cette occasion était la dernière qui pouvait le fragiliser suffisamment pour, en poussant un petit coup derrière, obtenir un résultat sans avoir à verser le sang. Dans un autre Pays, ce ne serait pas forcément un problème insoluble mais en France, déjà affaiblie par un fond de catholicisme dévoyé, le mal est profond et nous sommes irrémédiablement castrés par le fantasme du « aimons-nous les uns les autres » et de « l’humain d’abord » qui altère tous nos raisonnements et notre logique. De même qu’on ne tirera jamais sur les migrants et qu’on n’éliminera jamais de façon systématique les cambrioleurs et autres pickpockets comme les cancrelats qu’ils sont, rendant insolubles des problèmes qui pourraient être éradiqués en quelques semaines, sous réserve de laisser les frontières ouvertes dans le sens de la sortie pour qu’ils puissent aller voir ailleurs, personne n’est prêt à une vraie révolution laquelle ne sera jamais validée par une décision collective tellement on nous a inculqués que la violence c’est le mal et qu’elle doit-être évitée à tout prix.
L’amour universel ça n’existe pas. À la rigueur Dieu en serait capable même si on voit mal comment un dieu qui éprouve des besoins et des sentiments pourrait-être parfait et donc répondre à la définition. On ne peut pas aimer sans raison même si on ne la perçoit pas toujours et le seul fait d’être humain n’en est pas une suffisante. A la base on aime nos parents parce qu’ils nous protègent, nos enfants parce que ce sont NOS enfants et les enfants en général parce qu’ils ne représentent pas une menace. Ce que l’humain recherche c’est la sécurité et ce qui a uni les gilets jaunes et a fait bouger les foules, c’est le portefeuille qui représente la matérialisation moderne de ladite sécurité et pour certains la nation qui en est une autre forme, pas l’amour universel. Que les gilets jaunes aient redécouvert la solidarité c’est une bonne chose car sans lien social on ne pourra pas survivre dans le monde qui s’annonce, mais la solidarité est le contraire d’universelle, elle est par nature sélective et c’est juste un moyen, certainement pas un but. On met la charrue avant les bœufs si l’on considère que c’est l’amour du prochain qui va construire un monde meilleur concept par ailleurs totalement subjectif et qui ne veut rien dire alors que notre seule chance c’est de construire un monde suffisamment sûr pour que l’amour du prochain, ou à défaut une neutre bienveillance, y soit possible.
J’écoutais l’autre jour le rond-point 2.0, tapez sur YouTube vous trouverez, l’adresse étant tournante, réunissant un certain nombre de youtubeurs Gilets Jaunes que j’apprécie beaucoup et qui se bougent vraiment les fesses pour faire avancer les choses concrètement. Ils ont même créé une télé Gilets jaunes, je vous mets le lien, et une foule d’outils pour démarrer des projets collaboratifs et construire du lien social. Mais pour autant, je ne m’y reconnais pas du tout. Là où l’on diffère, et j’espère me tromper, c’est que si constituer des réseaux et monter le niveau général sont des choses indispensables dans une stratégie à long terme, je pense pour ma part qu’on n’a plus le temps pour ce genre de stratégie et que même si la partie d’échec peut durer encore quelques temps, les coups déjà joués ont largement limité les issues possibles. Par ailleurs il me semble contre-productif que les Gilets Jaunes se focalisent sur leur nombril et travaillent à devenir une entité que par nature ils n’ont pas vocation à être sans perdre leur essence même. Je ne me place pas non plus dans une optique survivaliste qui n’a aucun sens sans la perspective d’un monde viable à long terme ou du maintien d’une civilisation capable de le réparer ou à défaut de nous transporter ailleurs. Donc gérer la misère par la solidarité et un peu de permaculture dans un monde qui s’effondre, ce n’est pas mon combat. Du coup, cette uniformité du logiciel bon enfant, au moins en façade, dans lequel s’englue le mouvement, perception renforcée par un Dieudonné qui vend, littéralement, des gilets à l’effigie de jésus, crée un entre-soi dogmatique auquel on est supposé adhérer et qui aura forcément un effet répulsif, notamment vis-à-vis de ceux qui, considérant que c’est probablement la chose la moins rare sur la planète, même s’ils prétendent le contraire, se foutent de l’humain sauf quand c’est eux, mais pas de leur portefeuille. Or on a besoin de foules pour arriver à quelque chose et ceux-là on ne les fait pas bouger par les bons sentiments, mais par la peur. Macron l’a bien compris en faisant en sorte qu’ils aient peur des Gilets-jaunes lesquels seraient bien inspirés de travailler à inverser les rôles et à vendre aux non Gilets Jaunes, ce qui est d’ailleurs parfaitement vrai, que c’est Macron la menace. Le problème est que rivés sur des vidéos à la con et des réseaux sociaux en circuit fermé, cette cible, toujours sous la coupe, même indirecte, des médias traditionnels, est hors d’atteinte des médias alternatifs par ailleurs de plus en plus muselés et dont on érode jour après jour la capacité de nuisance.
Bref, sous peine de devenir un nouvel UPR, les gilets Jaunes feraient bien de remettre leurs idéaux au vestiaire, de regarder en face l’urgence de la situation et de décider si oui ou non ils font la révolution.
A ceux qui vont immanquablement me dire derrière leur clavier que j’ai beau jeu de dire ça depuis mon bureau devant une caméra, je rappelle que justement, je montre ma gueule et que je prends des risques tant professionnels que personnels, sans rien gagner en retour car je n’ai pas de teepee et que cette chaine n’est pas monétisée. En outre prétendre, en tombant dans le mal du siècle consistant à focaliser sur qui parle plutôt que sur les arguments qu’il avance, qu’il faut avoir au moins perdu un œil et une main pour parler des gilets jaunes revient à dire qu’un gynécologue homme n’est pas pertinent dans son diagnostic parce qu’il n’a pas de vagin, je m’étonne d’ailleurs que Marlène Schiappa ne dénonce pas encore la chose, mais ça ne saurait tarder.
Avant d’oublier, un grand merci à tous car les 20 000 abonnés ont été atteints ce qui tient de l’exploit si l’on considère que mes vidéos, de par la liberté que m’accorde un travail totalement bénévole n’ont pas besoin de caresser une clientèle dans le sens du poil et sont volontairement calibrées par des phrases longues, un débit rapide et des idées complexes pour viser la qualité en matière d’audience plutôt que la quantité, sachant par ailleurs que, contrairement au credo délétère d’une idée à la fois, chère aux communicants et aux publicitaires, les phrases longues à tiroir, par les nuances qu’elles permettent sont le seul moyen pour aller au bout de ce qui nous reste en terme de liberté d’expression sans tomber dans le piège de l’auto-censure. Au fil du temps j’ai repéré pas mal de pseudos, désormais familiers, dans les commentaires, certains qui me suivent depuis le début de l’aventure, d’autres dont j’ai pu apprécier la qualité des propos, des liens partagés ou les marques de soutien, ainsi que ceux qui pas d’accord avec moi sur tout ou partie de ce que j’avance et avec qui j’ai pu avoir des débats musclés, m’ont fait l’amitié de rester, considérant cette chaîne pour ce qu’elle est, une tentative d’éclairage de ce qui se passe par des arguments logiques qui ne demandent qu’à être examinés par des esprits critiques et ne prétendent pas détenir la vérité. Je rappelle que je ne censure ni les liens ni les commentaires. Quand on est le seul dans son environnement à trouver bizarre que les gens se baladent avec un entonnoir sur la tête et une plume dans le sphincter anal, on finit par douter de sa santé mentale, donc si j’ai pu rassurer certains sur ce point j’en suis heureux d’autant plus que c’est réciproque. Toujours est-il que ces vidéos me prennent un temps que je n’ai pas, que je dois régler un certain nombre de problèmes personnels et de santé qui se sont accumulés et que j’arrive à un stade où je ne vois pas trop ce que je pourrais dire que je n’ai pas déjà dit, ni en quoi, au point où nous en sommes, ça pourrait faire avancer les choses sinon de continuer, de maintenir ce rythme. En outre si je veux aller plus loin, je dois considérer investir dans du nouveau matériel qui me ferait au moins gagner un temps précieux. Je vais donc probablement lever un peu le pied le temps de souffler et de décider de la marche à suivre. Merci encore à tous pour votre soutien et vos encouragements et à bientôt…  j’espère.

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